le canal des Deux Mers

Le canal des Deux Mers relie la Méditerranée à l’Atlantique par le canal du Midi et le canal de Garonne. Cette voie d’eau créée par l’Homme constitue un patrimoine culturel et paysager exceptionnels.

Ruban d’eau et de verdure qui traverse le Sud-Ouest de la France, il joue un rôle important pour la faune et la flore. Malgré son caractère artificiel, sur quelques mètres de large le canal et ses abords offrent une juxtaposition de milieux : aquatique, prairial, boisé…

Pour comprendre le fonctionnement et les enjeux de ces espaces et des espèces qui y vivent, le canal a été divisé latéralement en quatre compartiments ou unités écologiques. Chacune d’elles présente des caractéristiques propres, liées aux types de milieux :

- La voie d’eau et ses berges

Les berges, en pente douce et végétalisées, peuvent être renforcées localement (avec des palplanches, c’est le cas à Montech) pour limiter les fuites ou les protéger du batillage consécutif au passage des péniches.

- Les talus

Surmontés par le chemin de halage, les talus accueillent les plantations d’arbres. Sur une des rives, le chemin de halage a été aménagé en véloroute.

- Les alignements d’arbres et petits boisements

- Les murs, ponts et maisons éclusières

Ils agrémentent ponctuellement le parcours du canal et participent au patrimoine architectural mais aussi à l’accueil de certaines espèces.

Bien que le canal soit à l’origine l’oeuvre de l’Homme, l’oeil des naturalistes a montré que les différentes unités écologiques accueillent toute une diversité d’espèces de faune comme de flore.

Plantes aquatiques, poissons et larves d’insectes vivent dans le lit du canal. Certaines plantes peuvent formerdes herbiers aquatiques servant de support de ponte pour les libellules.

Les berges accueillent des végétaux en touffes où s’abritent de nombreuses espèces. Lorsque la berge est en pente douce avec une végétation d’au moins 30 cm de hauteur, elle constitue un milieu de vie pour toute une faune semi-aquatique ( vivant à l’interface eau-terre).

La conservation de ce type de berges est indispensable à la biodiversité.